Au son des vielles, cercle celtique d’Erquy

(source : Cercle Celtique d’Erquy)

« La région de Penthièvre qui s’étend de la baie d’Yffiniac à l’Arguenon et des monts du Méné au cap Fréhel, n’a pas oublié les danses et contredanses pratiquées jadis au moment des mariages et des assemblées ou des foires annuelles comme celle de Montbrand, ni les vielleux, qui comme le fameux Villedieu entraînaient les couples joyeux. »

« C’est un élève de Henri Gouault, dit Villedieu, qui au Cercle Celtique d’Erquy joue les danses que vous [pouvez] entendre. Il se nomme Cardin et pratique la vielle depuis l’âge de 10 ans. Grâce à lui, la tradition ne s’est jamais éteinte dans le canton de Pléneuf. Accompagné de Janig Petton, directrice du Cercle et de Mona Amailland, monitrice, il présente les danses suivantes : »

Aéroplane d’Erquy

Bal de Jugon

La Guibra

En avant-deux d’Erquy

Polka de Ploeuc

La Trompeuse

Ces airs ont été enregistrés aux environs de 1959 sous un label discographique breton, créé en 1952 par Hermann Wolf (1904 – 1976) à Quimper, sous le nom de « Mouez Breiz » soit « La Voix de la Bretagne ». Ainsi fut constitué une mémoire sonore de la musique bretonne des années 1950 à 1970.

Sur la carte postale du groupe folklorique d’Erquy, nous avons pu reconnaître :vieil2

De gauche à droite, au 1er rang : Madame Petton, … Cardin et Monique Amaillant ; au 2ème rang : Patrick Le Roch, Annick Rouxel et ? ; au troisième rang : Annick Lemonnier à droite ; au dernier rang : Georgette Brouard, Colette Cornillet et … Cardin.

Extraction de la marne à Erquy

En 1870, plage du Bourg , une photo montre plusieurs tas de marne en attente d’être chargés sur des charrettes. Ils ont passé quelques jours sous la pluie afin de libérer la marne d’un excès de sel.
marne_1La marne, vase grise-bleue, gluante, malléable, glissante, difficile à extraire, est un mélange de calcaire, d’argile et de sable à pourcentage variable.
Cette marne était ensuite chargée sur des charrettes pour gagner les fermes, où après son broyage sous forme de poudre, elle était répandue sur le sol à travers les champs comme amendement pour les terres pauvres en chaux (marne contenant plus de 50 % de calcaire), trop légères (marne argileuse, plus de 50 % d’argile), ou trop compactes (marne siliceuse , plus de 50 % de sable). (suite…)

Hôtel des Voyageurs

L’établissement se situait au 2 de la rue Notre-Dame, sur la route menant à la gare, créé fin du 19ème début du 20ème siècle par Madame Veuve Guinard, Propriétaire.

Le guide du Syndicat d’Initiative d’Erquy Plage de 1911 notait dans un encadré :
Hôtel des Voyageurs
A l’arrivée du Bourg
Table d’Hôte – Cuisine Bourgeoise
Chambres très Confortables
Remises – Ecuries – Garage
Prix Modérés

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Le même guide pour Erquy Plages en 1930  donnait :voyageurs_cf_w
Chambres confortables
Eclairage électrique
Cuisine soignée
Garage – Prix modérés
Marquait sa situation : Près la Gare et indiquait : Téléphone : 25

En 1934, le prix de la pension par jour du 1er juin au 14 juillet et en septembre : 30 à 35 francs ; du 15 juillet au 31 août : 35 à 45 francs, avec boisson  « cidre compris » et eau courante chaude et froide.
Confort moderne. Garage. Service par petites tables. Ouvert toute l’année.

L’établissement sera repris par Monsieur et Madame Charles Guesnier, Propriétaires, qui passeront la main, à leur fille et leur gendre Roger Perrine dans les années 1938.

Un encart paru dans l’Auto-Journal du 1er juin 1961 indiquait :
Ensemble correct, chambre convenable 7,00 francs, mais sans prise de courant pour le rasoir. Au restaurant, c’est copieux et bien servi, dîner 6,50 francs, beaujolais quelconque 3,00 francs, petit déjeuner 2,00 francs, service 12%.
A signaler la propreté rigoureuse de l’établissement.

Vers 1992 à leur cessation d’activité, l’hôtel et le restaurant seront transformés en bar PMU. A la fermeture définitive, l’immeuble sera transformé en appartements.

Contributeur : Christian Frémont

HISTOIRE DE LA POSTE D’ERQUY (3ème partie)

(d’après les délibérés du Conseil Municipal)

Le 7 septembre 1924 :
Le Conseil Municipal demande à ce que la boite aux lettres actuelle, située à La Couture soit enlevée et placée à la halte de Saint-Pabu.

Le 14 décembre 1924 :
Le Conseil Municipal souhaite que le projet de ligne téléphonique directe Erquy – Saint-Brieuc soit réalisé et que les relations téléphoniques Erquy – La Bouillie d’une part et Erquy – 19290101_ancienne-poste_wPléhérel d’autre part soient améliorées. Il décide du placement à ses frais de la boite aux lettres du « café des touristes » à la halte de Saint-Pabu.
Pour le port des dépêches à domicile et la levée des boites aux lettres, le Conseil Municipal ratifie le choix du maire nommant Mme Chapelain, née Durand, en remplacement de M. Jean Cordon.

Le 21 juin 1925 :
Le Conseil Municipal décide de faire placer à la Mairie un appareil téléphonique.

Le 13 juillet 1930 :
Le Conseil Municipal, considérant d’une part l’importance toujours croissante des relations postales, téléphoniques et télégraphiques, d’autre part les conditions moins favorables qu’avant guerre dans lesquelles s’exerce actuellement ce service dans la station d’Erquy émet le vœu suivant :
1°) que les 2 distributions postales qui avaient lieu avant guerre soient rétablies,
2°) qu’un deuxième fil téléphonique Erquy – Saint-Brieuc soit créé,
3°) qu’à partir de 11 h les dimanches et jours fériés, le poste téléphonique n°1 du bureau du Syndicat d’Initiative soit relié directement à Saint-Brieuc, ainsi qu’il en est dans les autres stations balnéaires,
4°) que l’usage normal du poste télégraphique du sémaphore soit rendu au public comme avant guerre après 11 h, les dimanches et jours fériés. (suite…)

En vacances, Martine ouvre sa maison, ses placards, ses valises…

(Source Marie France, juillet 1955)

Vous êtes-vous embarquées, comme moi, le premier août au matin, dans un wagon de troisième classe, gare de Lyon, d’Austerlitz ou Montparnasse ? Avec deux enfants et des bagages pour un mois en maison meublée ?

C’est un mauvais moment à passer.

J’ai lu dans un journal que les Français, depuis la guerre, voyageaient dix fois plus. Possible, mais j’ai l’impression qu’ils n’ont pas appris à voyager.
Pourquoi s’habillent-ils «  en dimanche » pour demeurer assis six ou dix heures sur des banquettes sales ? Pourquoi éprouvent-ils le besoin de manger toutes les deux heures en chemin de fer alors qu’ils ne font que deux repas par jour dans la vie ordinaire ? Pourquoi emportent-ils de Paris des boissons que l’on trouve plus proprement présentées sur les quais de gare ? Quelle nécessité éprouvent-ils de manger de préférence des œufs durs qui empestent ?
Ce sont autant de mystères. Des mystères bien de chez nous …
Bref, si l’embarquement est redoutable, le débarquement à la nuit tombante, ne l’est pas moins. On a la peau moite et sale, on sent le charbon et la molesquine surchauffée. Les valises sont en plomb. Bruno marche en dormant, Dominique a faim, a soif, a mal à la tête, au cœur, aux jambes … On ouvre la porte d’une maison anonyme.

chalet

Si « partir, c’est mourir un peu », arriver, c’est ouvrir beaucoup.
Ouvrir les valises, d’abord. Puis-je me permettre de vous recommander de ne pas disposer les draps et les taies d’oreiller tout au fond de la grande valise ? C’est ce que j’avais fait.
En revanche, j’avais eu l’idée (je suis tout de même organisée) de grouper dans une malette les vêtements de nuit et le nécessaire de toilette.
J’avais aussi, dans un petit sac en plastique, du jambon, du beurre, un pain de seigle, des flocons d’avoine, du lait condensé et des abricots : de quoi préparer le dîner dès l’arrivée. Il y a un réchaud à butagaz dans la maison que nous avons louée … Je me permettrai de vous recommander aussi de ne pas oublier les allumettes.

Voici notre maison, sur la hauteur d’Erquy. Au-delà de ce champ, c’est la mer, en contre-bas. Il y a trois chambres, une petite salle à manger et une cuisine. Derrière s’étend le jardin qui nous est affecté, puis celui de notre propriétaire qui possède une fort belle villa. Une pièce vide servira de salle de jeux les jours de pluie, s’il pleut !

Ouvrir les placards, ensuite. Cette maison que j’ai louée quarante mille francs pour le mois est modeste, mais propre et presque confortable. Elle a le grand avantage d’être en bois : on se sent moins étranger antre des cloisons de bois, et puis cela fait vraiment « vacances ». Il y a de la vaisselle et des couverts dans le buffet de la salle à manger. J’ai apporté des petits carrés de plastiques verts et rouges que j’ai disposés au fond des tiroirs et sur les étagères. Cela ne coûte presque rien et donne de la coquetterie.
J’avais aussi acheté à l’exposition américaine du Printemps deux nappes extraordinaires. L’une qui groupe des poireau, des choux, des marrons, des poissons peints en vif dans des couleurs qui font songer aux beaux tableaux de Braque. Jetée sur la table de bois blanc de la cuisine, cette nappe glacée fait chanter toute la pièce. L’autre nappe est en toile blanche sur laquelle sont peintes, presque en trompe-l’œil, des roses écarlates. Voilà ma salle à manger en fête, quasi luxueuse.
Mais je vous conseille de ne pas oublier d’emporter une lampe électrique de poche, si vous faites sauter les plombs le premier soir en branchant une lampe de chevet dont la prise vient d’être légèrement écrasée par votre fils ensommeillé et bricoleur …
Décidée à me monter, hors de chez moi, femme d’intérieur raffinée, j’avais emporté en outre quatre ampoules électriques à grande puissance. J’ai remarqué que, dans les maisons louées, la lumière est parcimonieuse, jaunâtre, triste.
Et enfin, dès le premier soir, à tout hasard, je me suis servie de ma bombe anti-moustique, très fière de moi. (suite…)

Les premières écoles d ‘Erquy (suite et fin)


D’après les délibérés des conseils municipaux

17 janvier 1912 : Le nombre d’élèves augmente. Certains élèves reçus au certificat d’études ou ayant dépassé l’âge scolaire demandent de pouvoir complèter leur instruction. Il est difficile de s’occuper sérieusement de ces jeunes gens dans une classe où les élèves sont nombreux et suivent des cours différents. Un cours supérieur est appelé à rendre de grands services à beaucoup de jeunes gens se destinant à la navigation. Pour tous ces motifs, le Conseil Municipal émet le vœu qu’il soit créé un second emploi d’adjoint à l’école communale des garçons. Les bâtiments sont assez vastes pour accueillir 3 classes au moins provisoirement. Il suffira d’y construire une cloison !!

Ecole des Hôpitaux-1929

Ecole des Hôpitaux-1929

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Novembre 1928 : la Robe en cadeau

  • Geneviève ! Remplis nos bolées !

Ils étaient huit en cette fin novembre 1928 ; huit à la carrure râblée, tous vêtus de toile bleue, la casquette ou le bonnet bien vissé sur la tête. Qu’attendaient-ils, assis coudes écartés, au bout de la grande table en zinc du café du port ? La soirée était pisseuse, le vent de noroît chassait les nuages par-dessus le Noirmont et les lames venaient s’éclater en écume brillante sur la pointe de la Heussaye.

Ils semblaient, tout en causant, prêter l’oreille aux bruits venant du dehors. Il y avait là tout l’équipage du canot de sauvetage à avirons « La Marie » : le sous-patron Pierre Le Guen, les canotiers Prosper Launay, Albert Lequellenec, Ernest Dubois, Jean Lafeuche, jean et Emile Le Can et Ernest Leborgne. Tous étaient là, seul manquait le patron.

la-robe

Tous ces marins pêcheurs, de quoi parlaient-ils ? Du temps bien sûr, cinq jour que ça ne mollissait pas et ils avaient des cordes dehors (les cordes étaient des lignes de fond pourvues d’une grande quantité d’hameçons. On pouvait prendre des poissons plats ou des roussettes). Ils parlaient aussi du banc de Terre-Neuve, de la navigation au commerce, et du service dans la marine …

Dans un coin du café, une partie de manille allait bon train, résonnant de coups de poings sur la table et ponctuée de jurons familiers.

Soudain la porte donnant sur la route s’ouvrit, laissant entrer un grand souffle de vent et de sable venant directement de la grève. Le patron, Pierre Névot entra.

  • Cré dié ! Le sable vous pique ! dit-il en se frottant les yeux.

Pas plus grand que les autres, mais, aussi trapu, la casquette ornée d’un écusson vert bien sur la tête, il se dirigea vers eux. Il portait sous son bras un paquet bien ficelé.

  • Pierre Garnier avait du retard, j’ai dû attendre. Avec ce vent, ses chevaux n’avançaient guère sur les hauteurs de Bien-Assis.

(Pierre Garnier était le transporteur qui avec son char à bancs faisait le transport entre Lamballe et Erquy).

  • Enfin le voilà !

Et il posa son paquet sur la table en zinc près de lui. Geneviève apporta une bolée pour le patron et dit en regardant le paquet :

  • Elle a à peu près la même grandeur que l’année dernière !

Tous s’étaient tus, et accoudés à la table, bras écartés, ils regardaient eux aussi le paquet.

Le patron Névot se redressa et dit :

  • Alors on va tirer ; Geneviève, apporte des papiers.

Elle apporta une feuille de cahier, la plia, et la déchira soigneusement en huit. Le patron sortit un bout de crayon de sa poche et inscrivit laborieusement un nom sur chaque morceau de papier, ôta sa casquette, les mit dedans et secoua …

  • Jean ! Tu n’es pas dedans puisque tu l’as eue l’année dernière, à toi de tirer.

Jean Le Can plongea sa grosse main dans la casquette, chercha un instant, sortit un des papiers et le donna au patron. Les sept autres regardaient toujours le paquet.

Pierre Névot dit :

  • Ernest Dubois ; c’est donc à toi cette année Ernest !

Et il lui donna l’emballage de papier gris.

  • Fais voir ! dirent seulement les autres.

Dubois commença à le défaire, sans couper la ficelle bien sûr, mais en maugréant :

  • Quel nœud de biffins !

Enfin un morceau de tissu noir apparut : c’était LA ROBE.

Tous la regardèrent un moment silencieusement, personne n’y toucha même pas pour palper le tissu. Dubois refit le paquet en terminant bien sûr l’amarrage par deux demi-clés et le posa sur ses genoux.

  • Remplis nos bolées de retour, ce coup-là c’est la société qui paie ! dit le patron.

Ils burent leur bolée posément, causant toujours du temps et de la mer, mais de la robe point ! Puis ils se levèrent et sortirent tous ensemble dans le noir de cette soirée venteuse.

  • Doit pas faire bon sur la grande Basse à c’te heure ! dit l’un d’eux.

  • Sûr que non, surtout que c’est l’heure de la renverse, sûr que non !

Puis ils se séparèrent, leurs sabots claquant sur les cailloux de grès de la route. Les uns allaient vers le môle, les autres vers le calvaire. Dubois lui se hâtait vers sa maison du village de Tieuroc, serrant sous son bras ce qui ferait tant plaisir à sa femme …

Un peu plus tard, la nuée se déchira et la lune éclaira les mares tremblotantes de la route et fit briller les ardoises humides du toit de l’abri où « La Marie » bien à l’aise entre les grandes roues de son lourd chariot attendait que l’on vienne la réveiller en cas de danger sur la mer.

Au début du siècle dernier, il était de tradition à la Société Centrale de Sauvetage des Naufragés (maintenant SNSM) d’offrir tous les ans à chaque station un coupon de tissu censé faire une robe pour la femme de l’un des membres de l’équipage.

(Proposé par Pierre Huby et Loïck le Guen).

Les Petits Sinistrés d’Alfortville (1910)

Une quinzaine d’enfants à Erquy

Sur l’initiative de M. Gérault, directeur de la société des Carrières, quinze enfants, victimes de l’inondation ont été recueillis à Erquy.
Les petits inondés, 11 garçons et 4 filles âgés de 8 à 12 ans, ont été conduits à Lamballe par M. Groud, instituteur à Alfortville.
Ils ont été immédiatement dirigés sur Erquy et dès leur arrivée, répartis chez des personnes charitables qui voulaient se charger de les nourrir et les tirer de la misère pendant la période de désolation qui va suivre les inondations de Paris et de la banlieue.sinistres_w

Ceux qui ont recueilli les pauvres petits sont la plupart des humbles, ouvriers, pêcheurs ou veuves de pêcheurs.
Les enfants sont arrivés dans le dénuement le plus complet, n’ayant que les vêtements qu’ils portaient sur eux et quels vêtements ! Ils n’ont pas de linge, les fillettes n’ont pas de coiffures. Quelques uns sont chaussés de sandales percées et n’ont pas de bas.
Une souscription a été organisée en leur faveur. Le produit d’une collecte faite à Binic, cinquante francs, a été adressée à M. Gérault qui l’a consacrée à des achats de vêtements.
M. Gérault et M. Belin, instituteur, font appel à la générosité de tous pour venir en aide aux petits inondés.
Dans son assemblée générale du 6 février 1910, l’Union Société de Secours Mutuels a voté à l’unanimité l’envoi de vingt-cinq francs aux victimes des inondations de Paris et de sa banlieue.

M. Gérault, qui s’était chargé de recueillir à Erquy plusieurs enfants de famille sinistrées d’Alfortville, a reçu du Maire de cette localité la lettre suivante en date du 25 février 1910 :

« Le Maire d’Alfortville me charge d’être son interprète ému pour vous témoigner toute la reconnaissance de la municipalité et de la population pour l’offre généreuse dont nos chers enfants ont été l’objet de votre part.
« Vous comprendrez aisément, Monsieur combien il m’est doux de m’acquitter de cette mission en me rappelant l’accueil du 6 février dernier.
« Veuillez donc, je vous prie, Monsieur croire à toute ma reconnaissance, ainsi qu’à celle des parents dont vous avez recueilli les enfants.
« Je vous prie, en même temps, d’en faire part aux personnes généreuses qui vous ont secondé dans cette noble tâche.
Signé : pour le Maire, L. Grand

Une contribution de C Frémont

Les Gars de la Couture (sur un air d’accordéon)

Les Gars de La Couture
(sur l’air des Gars de la Marine – 1931)

Cliquez sur la flèche pour écouter l’air d’accordéon.


Refrain :
C’est nous les gars de La Couture
Qui seront toujours joyeux
S’il fait soleil ou s’il pleut
Ils font pousser la nourriture
C’est eux qui sèment le grain
Pour faire le pain
Au sein des champs
Bien loin des villes
Ils n’envient pas les citadins – les citadins
Car il préfèrent leur vie tranquille
Le bon air, ça leur suffit
Ils en ont dans leur pays

Dehors par tous les temps
Ils ont le cœur content
Ils ne craignent pas leur peine
Quand ils sont dans les champs
Ils poussent la charrue
Jusqu’à la nuit venue
Toujours l’âme sereine
Ne sont pas abattus

Les patrons aiment à louer
Sont des gars bien plantés
Ont le cœur à l’ouvrage
Ils savent travailler
Car pour faire la moisson
Faut pas des avortons
Faut avoir du courage
Pas craindre les durillons
Mais aussi quel plaisir
Quand la tâche vient d’finir
Pour s’reposer les mains
D’lutiner les filles dans l’foin

Tous les grands jours de foire
On en profite pour boire
Quelques bonnes chopinettes
Jusqu’à c’que l’on soit noirs
On va un peu danser
Se marcher sur les pieds
On cherche une conquête
Sans pouvoir la trouver
Et puis comme c’est malin
Parfois on manque le train
Et pour se consoler
Faut s’coucher dans l’fossé

Une contribution d’Heni Labbé